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Journal de lutte et d'alternative anarchiste

Poussière d'Orient et contes pour adultes : la grande escroquerie des monothéismes

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    Contre-Courant
  • il y a 23 minutes
  • 2 min de lecture



On nous rabâche à longueur de journée la « tradition chrétienne » de la France et de l'Europe, comme si nos vérités découlaient toutes d'une sacristie. Quel mirage grotesque. Cette prétendue identité « helléno-chrétienne », fabriquée sur mesure par des réactionnaires en mal d'autorité, oublie l'essentiel : le christianisme n'est rien d'autre qu'un mythe oriental importé, coincé dans l'histoire entre le judaïsme et l'islam.

Ce récit n'a pas plus de valeur historique ou morale que les Panthéons grecs ou romains, les légendes vikings ou n'importe quel conte pour enfants. La seule différence, c'est que personne ne massacre au nom de Zeus ou d'Odin aujourd'hui, alors que ces trois monothéismes sémitiques — venus des mêmes sables du Moyen-Orient — ont tous érigé leurs fables en instruments d'asservissement massif.


Comme le rappellent les rationalistes et l'Union des Athées, l'acceptation aveugle de vérités révélées est une renonciation pure et simple à la raison humaine. Les arguments de la libre-pensée démontrent qu'aucune hypothèse divine n'a jamais été nécessaire pour expliquer le monde physique ou fonder la morale. Au contraire, la morale religieuse n'est qu'un ensemble de tabous arbitraires imposés par la peur, tandis que la morale humaniste repose sur la solidarité, le consentement et la liberté d'esprit.

Rien de local, rien d'organique. Ce dogme chrétien s'est installé par le fer, le feu et la soumission psychologique. Il a fallu des siècles d'inquisition, de bûchers et de culpabilisation de masse pour écraser les cultures populaires et imposer le joug d'un Dieu unique — aligné sur mesure pour légitimer les monarques, les chefs et la propriété.

Les Églises et leurs équivalents ont toujours rempli le même rôle : anesthésier les consciences. Promettre un paradis illusoire après la mort pour mieux faire accepter l'enfer du travail et de l'autorité sur terre. Qu'ils portent des soutanes, des calottes ou des turbans, ces marchands de fables partagent le même mépris de la liberté, du corps et du doute. Le clergé, peu importe sa chapelle, n'est que le premier bras armé du contrôle social.


L'Europe ne s'est pas construite grâce au christianisme, mais contre lui : par la Renaissance, les révoltes paysannes, les Lumières et les insurrections qui ont fini par chasser ces parasites des écoles et des tribunaux.

Ni Dieu ni maître. Rappelons-nous le vœu célèbre du curé athée Jean Meslier : que tous les grands de la terre et tous les nobles soient pendus et étranglés avec les boyaux des prêtres. Tant que subsistera la moindre superstition religieuse, personne ne sera véritablement libre.

 
 
 

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